Méditation : est-ce que je le fais correctement ?

La méditation n’est pas quelque chose que vous faites. Il ne s’agit pas seulement de fermer les yeux et de se concentrer sur sa respiration, mais pour beaucoup de gens, c’est un bon début. La méditation est une fusion de la conscience du méditant et de l’objet de la méditation. L’union avec la conscience universelle – la Mère, Dieu, l’Esprit, quel que soit le nom que vous voudriez donner – est l’état de méditation.

On ne peut pas parler de méditation ou l’analyser pour vraiment comprendre ses effets. La méditation disséquante ne nous rapproche pas de l’expérience. Et ce n’est pas comme si l’expérience était la même pour tout le monde : elle peut être atteinte de manières infinies. Certaines personnes se connectent en faisant de l’escalade, de la plongée sous-marine, en écrivant, en dansant, en regardant l’océan ou en étant avec leur enfant. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon d’être.

J’ai passé des années assis les jambes croisées sur le sol en me concentrant sur ma respiration. Parfois, je suis agité par mon « esprit de singe » qui saute ici, là et partout ; Parfois, je glissais dans un état de paix et d’immobilité extrêmes, sentant le pouls de l’univers.

La lutte, l’expérience variée, le défi : c’est la pratique de la méditation. La plus grande idée fausse au sujet de la pratique de la méditation est que c’est le bonheur. Il y a des années, je suis allé à une retraite de méditation silencieuse de 10 jours. Étais-je en extase, en lévitation et en communion avec Dieu ? Non, c’était épuisant. Mes genoux me faisaient mal, mon dos me faisait mal et je ne pouvais pas attendre l’heure des repas.

Mais les leçons étaient plus profondes que celles de mes besoins physiques et de mes limites. J’ai appris dans la mesure où mon ego ou ma personnalité gaspillent de l’énergie, à travers des discours stupides et des réponses habituelles aux gens. J’ai ressenti la juxtaposition du silence et de la solitude par rapport à la façon dont je me sentais connecté et aimé, par opposition à être dans une ville animée entourée de gens et à me sentir seul.

Femme en méditation

Assis immobiles, nous sommes capables d’observer les tendances et la folie de l’esprit. Nous obtenons donc une certaine perspective que nos pensées sont, en fait, distinctes de qui nous sommes.

Mais si nous ne sommes pas nos pensées ou même nos émotions, alors qui sommes-nous ? C’est une question que les humains se posent depuis des temps immémoriaux, et que nous devons continuer à nous poser.

La vie semble si personnelle. Moi—mon—mien ! Nous nous connectons et nous nous accrochons à nos pensées et émotions comme si elles étaient réelles. Mais comment quelque chose peut-il être si réel alors qu’il change constamment ? Si vous êtes vos pensées, alors à quoi pensiez-vous jeudi dernier à 14h15 ?

S’asseoir pour méditer, c’est immobiliser le corps et s’entraîner à abandonner les attachements forts. C’est libérer l’identification avec l’idée de qui nous pensons être, qui nous « savons être », ne serait-ce que pour quelques minutes.

Les écarts entre les pensées sont là où se trouvent la magie et la beauté. Ce sont les moments où nous expérimentons la paix et la sécurité, dans lesquels nous nous rappelons que nous ne sommes pas seuls alors que nous luttons tout au long de la vie en essayant de survivre.

Vous n’avez pas besoin de prendre beaucoup de temps dans votre journée pour la méditation. Même 5 ou 10 minutes de pratique quotidienne auront un effet profond sur votre bien-être physique, mental et émotionnel.

L’univers ne veut pas que nous souffrions. L’univers veut que nous nous éveillions au pouvoir, à la créativité et à la joie que nous sommes. L’univers nous invite constamment à nous rappeler que nous sommes une âme dans un corps, flottant dans une mer de conscience à travers cette expression magnifique et mystérieuse de la vie. La méditation peut nous y amener.